Le Brésil est un pays plein de couleurs, de musique et de vie. Bien que les Brésiliens soient pleins d’énergie, ils peuvent s’arrêter un moment et réfléchir. Le 1er novembre, jour de la Toussaint, les Brésiliens retrouvent l’équilibre spirituel et la paix. Bien qu’il ne s’agisse pas d’un jour férié, ce jour occupe une place particulière dans leur cœur.

Un jour qui appartient au ciel

Le Brésil est un pays fortement catholique. Environ 60 % de la population, soit quelque 120 millions de personnes, adhèrent à cette religion. Le respect des fêtes religieuses est donc très important pour eux.

La fête de la Toussaint, appelée Dia de Todos os Santos au Brésil, commémore tous les saints et martyrs célèbres ou dont le nom a été perdu au cours de l’histoire. Il s’agit non seulement de ceux qui ont été reconnus par le Vatican, mais aussi de ceux qui n’ont pas été béatifiés mais qui ont sacrifié leur vie pour leur foi. La première fête de la Toussaint historiquement connue a eu lieu le 13 mai 609 après Jésus-Christ. Ce jour-là, le pays tout entier résonne de l’écho des chants religieux, des prières et des paroles d’hommage à leur mémoire.

Les célébrations spirituelles varient d’une région à l’autre, mais les messes sont célébrées dans des églises et des cathédrales décorées de fleurs et de bougies, et dans certains endroits, on peut voir des processions portant les images des saints patrons. Bien que les Brésiliens vivent en partie ce jour dans la paix, il est également associé à la joie. Pour eux, la foi est un don vivant dont ils doivent profiter avec toute leur énergie.

Les Brésiliens vénèrent Notre-Dame d'Aparecida. ━━ Les Brésiliens vénèrent Notre-Dame d'Aparecida. ( Source: Sidney de Almeida /  iStockphoto )

Connexion avec le solstice d’hiver

Le lendemain, le 2 novembre, marque une autre fête importante : Le jour des âmes, appelé Dia de Finados. Ce jour est reconnu par l’État, ce qui explique que les habitants de tout le pays bénéficient d’un jour férié. Les deux jours sont étroitement liés : d’abord, ils sont consacrés aux saints, ensuite, ils honorent les âmes défuntes. Ce jour-là, les Brésiliens se rendent dans les cimetières pour déposer des fleurs, allumer des bougies ou placer des photos de leurs proches décédés sur les tombes.

Les célébrations varient selon les régions. Alors que dans le nord-est, la journée est largement célébrée par des processions folkloriques, dans le sud, elle est marquée par le silence et le recueillement. En Amazonie, elle est étroitement liée à la nature et aux rituels des tribus indigènes.

Les deux jours sont symbolisés par la couleur blanche, qui fait référence à la foi elle-même, à la lumière spirituelle et à la pureté. Il est courant de voir les habitants porter des vêtements blancs avec des éléments dorés. Sur les autels, ils placent des statues de saints, en particulier de la patronne du pays, Notre-Dame d’Aparecida, ainsi que de saint François d’Assise, qui est fortement vénéré ici.

L’héritage de la foi

Les Brésiliens commémorent leurs racines spirituelles le jour de la Toussaint, bien qu’aujourd’hui la foi devienne de plus en plus une affaire privée. Ce jour-là, ils réfléchissent au sens de la vie et à celui de la mort, et constatent que la frontière entre le ciel et la terre peut facilement être franchie.