Lorsqu’il gèle dehors, il est tentant de fermer les fenêtres et de ne plus les ouvrir. Vous ne voulez pas que la chaleur que vous avez créée s’échappe. Mais paradoxalement, ce comportement peut entraîner une augmentation des factures de chauffage et mettre votre santé en danger. Une faible humidité relative, qui se produit souvent en raison d’un chauffage sans ventilation, a un certain nombre de conséquences indésirables. Tant sur votre intérieur que sur la qualité de votre santé.
La ventilation est importante. Et pas seulement en été, mais aussi en hiver. Le fait de chauffer votre maison crée de la chaleur. Laisser entrer de l’air froid dans votre maison peut donc sembler contre-productif. Mais c’est la chaleur et l’air sec qui posent problème. Vous devez apprendre à ventiler correctement et efficacement.
Comment le chauffage sans ventilation nuit-il à la qualité de l’air et à la santé ?
Le chauffage sans renouvellement suffisant de l’air réduit l’humidité relative à l’intérieur. En hiver, elle peut descendre en dessous de 20 %, en particulier dans les espaces très isolés tels que les sous-sols ou les petits appartements. Selon les experts, un taux d’humidité aussi bas est très dangereux car il assèche les muqueuses des voies respiratoires supérieures et réduit leur fonction protectrice.
L’air sec aspire l’humidité du corps. Les yeux, le nez et la gorge s’assèchent et la peau peut se fissurer et s’irriter. Tout cela accroît la vulnérabilité aux infections virales ou bactériennes. Le manque d’humidité est également associé à la fatigue, aux maux de tête et à la sécheresse buccale.
Vous ne ventilez pas ? Vous nuisez à votre santé et à votre portefeuille
Vous pourriez penser que si votre maison est sèche, elle sera plus facile à chauffer. Mais en réalité, les économies réalisées sur les factures de chauffage peuvent être illusoires. L’humidité relative influe en effet sur la sensation de température. Lorsque l’humidité est optimale (environ 45-60 %), nous percevons l’espace comme plus chaud, ce qui signifie que nous pouvons maintenir une température plus basse. Une différence de deux degrés Celsius dans la température sensible due à une humidité adéquate peut se traduire par une économie d’énergie de chauffage allant jusqu’à 12 %.
En outre, selon une analyse du site web REHVA, l’humidification, c’est-à-dire l’augmentation de l’humidité de l’air, peut également entraîner une augmentation significative des factures d’énergie. Pour une maison typique simulée dans les conditions du nord de l’Europe, l’augmentation peut aller jusqu’à 20 %.
Si la maison n’est pas ventilée en hiver, le risque de condensation augmente, c’est-à-dire que l’humidité qui n’est pas ventilée peut se déposer sur des surfaces froides telles que les fenêtres ou les coins des pièces. Cela peut entraîner l’apparition de moisissures ou d’humidité dans la structure. Cela représente non seulement un risque pour la santé, mais peut également entraîner une perte de chaleur.
━━ Une mauvaise ventilation de l'appartement peut entraîner l'apparition de moisissures. Celles-ci causent ensuite des problèmes de santé et sont difficiles à éliminer.
( Source: Heiko Küverling / iStockphoto )Comment trouver un équilibre entre santé et économies ?
L’humidité relative idéale en hiver doit être d’environ 40 %, avec un maximum d’environ 55 %, pour éviter les problèmes de santé tels que le dessèchement des muqueuses. La ventilation est donc importante, même pendant les mois froids. Même des intervalles de ventilation courts mais efficaces (par exemple, une ventilation intensive pendant 5 à 10 minutes deux fois par jour) peuvent contribuer de manière significative à l’élimination de l’humidité et au renouvellement de l’air vicié.
Certaines personnes aèrent leur maison en laissant une fenêtre ouverte pendant une longue période, pour ainsi dire. Cette méthode n’est toutefois pas idéale. Il est préférable d’ouvrir la fenêtre pendant quelques minutes, d’ouvrir également la porte et de créer un courant d’air, puis de tout refermer et de profiter de la chaleur agréable.






